Biographie Pierre Brillant



Biographie Pierre Brillant

Rimouski - Mont-Joli>
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L'ailier droit de Jean Béliveau

[Jean-Claude]

Jean-Claude Leclerc
Publié le 10 décembre 2014

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© (Photo TC Média - Jean-Claude Leclerc)

Pierre Brillant pose aux côtés de l'un de ses trophées remportés dans la Ligue internationale, avec une figurine de Gordie Howe et une copie d'une photo de journal où il complète un jeu de son coéquipier, Jean Béliveau.

EX-COÉQUIPIER. Le décès de Jean Béliveau aura eu des répercussions partout dans le monde et ici, à Rimouski, l'ex-hockeyeur Pierre Brillant se rappelle des beaux moments vécus aux côtés du « Gros Bill », un joueur de hockey exceptionnel, mais d'abord un être humain hors de l'ordinaire. Pierre Brillant, de toute vraisemblance, aura été l'un, sinon le meilleur joueur de hockey originaire de Rimouski, à s'être produit sur la scène du hockey professionnel.

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Aujourd'hui âgé de 82 ans, et partisan de l'Océanic, Pierre Brillant n'aura pas eu à fouiller loin dans ses souvenirs, tellement sa présence aux côtés de Jean Béliveau lui aura laissé un souvenir impérissable. « J'ai eu le privilège de jouer avec lui durant un peu plus d'une saison », dit-il, rencontré à sa résidence. « Jean évoluait au centre et j'étais son ailier droit chez les As de Québec. »

« Ti-Pierre, me disait-il, va te placer devant le filet et je vais m'occuper du reste. Et je n'avais qu'à me placer en conséquence et la rondelle arrivait toujours au bon moment ». Béliveau et Brillant étaient dirigés par nul autre que Punch Imlach, pas trop réputé pour faire bon ménage avec les … p'tits Québécois !

Il faut toutefois revenir en arrière, à la saison 1952-1953. « Jean avait toute une vision du jeu et il savait à l'avance, le jeu qui se préparait. Il pouvait facilement retracer ses coéquipiers sur la patinoire et nous étions tous en admiration devant lui. Quel joueur, quelle élégance sur patins. Personne ne fut surpris lorsqu'il signa son 1er contrat pour les Canadiens. Marcel Bonin, qui évoluait lui aussi avec les As de Québec, fut sollicité à son tour pour se joindre aux Canadiens. Je t'avoue que même si Jean Béliveau était très fort physiquement, Marcel était l'homme fort et en quelque sorte, son protecteur ».

Lorsque leurs carrières respectives ont pris des chemins différents, Pierre Brillant a perdu contact avec son grand ami et ce n'est qu'à la retraite, à l'emploi des Canadiens, qu'ils auront eu l'occasion de se remémorer de bons souvenirs.

« Nous étions à Montréal, ma femme et moi, et pendant qu'elle était allée dans les magasins, j'ai décidé d'aller saluer Jean, dans ses bureaux du Forum de Montréal, note-t-il. Sur place, j'ai dit à sa secrétaire que j'aimerais rencontrer M. Béliveau et après m'avoir demandé de m'identifier, je lui ai dit de lui dire que c'était de la part d'un vieux coéquipier. Jean accepta de me rencontrer et nous avons eu l'occasion de jaser une grosse demi-heure. Ce fut notre dernière rencontre ensemble, mais quelle classe ».

Des souvenirs inoubliables, comme celui d'avoir joué contre l'unique Gordie Howe, lors d'un match des étoiles de la Ligue internationale disputé face aux Wings de Détroit. « Quelle force, ce monsieur Howe. Dans les coins de bande, il nous déplaçait avec un seul bras en manoeuvrant la rondelle de l'autre. En dehors de la patinoire, au terme du match, nous avions eu l'opportunité de prendre une bière ensemble. À ce moment-là, j'avais été sélectionné sur l'équipe d'élite du circuit ».

À 5'9 et à peine 155 livres, Pierre Brillant était surtout reconnu pour ses talents de compteur et sa grande vitesse. D'ailleurs, après avoir quitté sa ville natale pour le hockey junior provincial où, à Trois-Rivières, il compta 54 buts à sa 2e saison pour 80 points, il se retrouva dans l'Ouest canadien à New Westminster avec les Royals de l'endroit. Par la suite, il connaîtra un séjour de 5 saisons avec les Chiefs d'Indianapolis dans la Ligue internationale où, durant sa meilleure saison, il termina 1er compteur du circuit avec 57 buts, 41 passes pour 98 points, s'offrant même un match de … 6 buts, en plus d'une participation au match des étoiles à quelques reprises.

Après avoir tout gagné dans la Ligue internationale, il reçoit un appel pour se joindre aux Reds de Providence, où il terminera finalement sa carrière au sein de la Ligue Américaine de hockey.

« À l'époque, Boston avait tout un club dans la Ligue nationale et il n'était pas évident de percer l'alignement, même si j'aurais aimé avoir ma chance, qui n'est jamais venue ». Là-bas, sa meilleure saison fut en 63-64, affichant un dossier de 32 buts, 29 passes pour 61 points en 71 matches, mais étant donné qu'il y avait six équipes dans la LNH, disons que le calibre de jeu de la Ligue américaine n'avait rien de comparable à ce qu'il est aujourd'hui.

Marié depuis 60 ans à Bernadette Saint-Pierre, les Brillant ont eu cinq enfants. Le couple vit paisiblement aujourd'hui à Rimouski. Après sa carrière, M. Brillant aura travaillé 17 ans chez Québec-Téléphone, devenue TELUS.

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